LES PAYSANS DE LA MER 2
15/10/2006 06:56 par wsm05
Une glace aux CARRAGHENANES, ça vous tente ? Pas de risques de grossir, les carraghénanes sont utilisés comme substituts de matière grasse dans les produits « minceur ». Transformés en émulsifiants, ils servent aussi à épaissir les glaces et les fromages, entre autres produits d’alimentation.
La fête s’est finie en haut des falaises au cours d’un concert où se sont mêlés groupes de rock, de reggae balinais (rythmiquement très proche du kaneka) et chant traditionnel en costume. Je vous laisse imaginer l’ambiance parmi ces 5000 artistes d’une soirée, trempés de sueur et enveloppé de l’odeur du pétrole de leur flambeau, vibrant de toute la vitalité de leur jeunesse et de leur joie de vivre …..et moi, j’ai reçu en cadeau un T-shirt ARTIST CAK 5000, encore chaud et fumant ! ! !
La danse du feu qui succède traditionnellement au Kecak, lorsque des hommes en transe dansent pieds nus dans des braises incandescentes de bourres de cocos a, pour l’occasion, été remplacée par un « feu venu du ciel » alors que les 5000 jeunes, un flambeau à la main quittaient la plage rocheuse découverte par la marée basse qui relie la terre au temple de Tanah Lot.
L’histoire de Kecak, immuable, est relativement simpliste. Comme toujours dans la mythologie hindoue, le bien et la mal s’affrontent, exprimant ainsi la dualité permanente de toute chose et de tout acte. Ici, c’est la Princesse Sita qui est enlevée par le maléfique Rawana, roi de Lanka alors que son époux, le Prince Rama est parti chasser un cerf doré, en vérité une apparence du ministre de Rawana pour l’éloigner. Après de nombreuses péripéties et grâce à l’aide de Hanumam, le dieu singe blanc, de Sigriwa, le roi des singes, de Garuda, mi-homme mi-oiseau, le Bien l’emporte sur le Mal à l’issue d’une grande bataille et Sita, qui a su garder sa dignité, sera sauvée et rentrera avec Rama dans leur royaume.
L'ECHO DE LA PAIX AU TEMPLE DE TANAH LOT
Du temple de Tanah Lot, le temple du soleil couchant, tourné donc vers l’Occident, s’est tenu ce vendredi 29 septembre 2006, la gigantesque et unique représentation du Cak 5000, la version courte « a cappella » du Kecak, célèbre narration d’un épisode du Ramanyana ( le grand livre sacré hindou) chanté et rythmé par un chœur d’hommes mimant le « chak-a-chak-a-chak » de la grande armée des singes.
Car c’est par le chant et la danse les plus populaires de sa tradition, en associant 5000 jeunes au cours d’une représentation qui se joue habituellement à 50 que Bali, qui a été durement affecté par les deux attentats qui ont terni son image de terre d’accueil et de partage, a choisi de faire savoir au monde que sa destination touristique est redevenue sûre.
Bali, l’île de l’harmonie subtile, est particulièrement sensible à la paix universelle. Alors que certaines nations envoient des soldats pour tenter de la maintenir « manu militari », Bali a organisé avec 5000 danseurs une gigantesque danse du Kecak, le COLOSSAL CAK 5000. Le but des organisateurs de cette manifestation artistique est de faire résonner « l’écho de la paix » dans le monde. Un symbole en cette veille de TUMPEK LANDEP, journée de célébration destinée à stimuler la pensée positive et aiguiser l’esprit humain. Réunir ainsi 5000 garçons et filles (en réalité 5400) venus des lycées et des organisations religieuses ou communautaires et les faire chanter ensemble dans un immense mouvement de cohésion démontre d’une manière probante qu’il est possible de vivre et de construire « ensemble », serait-ce un spectacle éphémère d’un soir.